La craie, matrice du terroir rémois
Le sous-sol de Reims est célèbre pour ses vastes couches de craie du Campanien supérieur, formées il y a plus de 70 millions d’années. Ces bancs crayeux blancs, friables et poreux servent non seulement de « réservoir » hydrique idéal pour la vigne, mais abritent également les célèbres crayères, galeries creusées dès l’époque gallo-romaine puis par les maisons de champagne pour l’élevage des vins. Comme le souligne le Comité Champagne (source), la craie joue plusieurs rôles majeurs :
- Drainage efficace : elle évacue l’excès d’eau, évitant l’asphyxie racinaire.
- Rétention hydrique : elle conserve de l’humidité lors des sécheresses estivales, permettant à la vigne d’y puiser en profondeur.
- Effet thermique : sa blancheur réfléchit la lumière solaire, favorisant la maturation des raisins.
Reims : Un sol à dominante crayeuse, mais nuancé
La ceinture rémoise (Saint-Nicaise, Saint-Remi) est presque exclusivement sur craie, conférant une empreinte minérale bien marquée. Les villages périphériques, comme Cormontreuil ou Sillery, accueillent parfois des veines d’argiles et de sables, mais la signature reste crayeuse.
Le vignoble de Reims privilégie le Pinot Noir, qui profite de la fraîcheur et du drainage de la craie, donnant des vins tendus, fins et élégamment ciselés, mais le Chardonnay n’y est pas absent, révélant des notes crayeuses, légèrement iodées, signatures du terroir rémois.