L’art des reliefs : comprendre la topographie rémoise
À Reims, le paysage ne se contente pas d’offrir une toile de fond à la majesté de la cathédrale et à l’effervescence des caves. Il façonne, en profondeur, la destinée des cuvées les plus expressives. Les coteaux, les vallées et les plateaux qui dessinent le vignoble rémois n’ont rien d’anodin : ils dictent l’exposition au soleil, la circulation de l’air, la drainage des sols et, in fine, la maturité des raisins.
Quelques chiffres posent le décor : autour de Reims, plus de 9 000 hectares consacrés à la viticulture, avec des altitudes oscillant entre 70 et 300 mètres. Ce relief modulé structure l’engrangement des vignes, favorise la diversité des microclimats et, surtout, multiplie les nuances aromatiques du vin. La Montagne de Reims, par exemple, ceinte la ville d’un écrin verdoyant constellé de villages premiers et grands crus (Ambonnay, Bouzy, Verzy…), où la topographie impose sa signature.
